Qu'au temps des premières amours
Un baiser candide a ravie
Au plus délicat des velours,
Loin des lèvres décolorées
Tu t'es enfuie aussi là-bas,
Jusqu'où planent, évaporées,
Les jeunesses des vieux lilas,
Et le coeur, cloué dans l'abîme,
Ne peut suivre, à ta trace uni,
Le voyage épars et sublime