[93] Louis Pauquet, chanoine et archidiacre du Mans, étoit secrétaire, créature et factotum de Costar. Cet homme, né à Bresles, en Bauvoisis, avoit été laquais; il avoit trouvé le moyen d'apprendre le latin, mais il étoit livré à l'ivrognerie de la manière la plus dégoûtante. Costar le tenoit très-sévèrement sur ce chapitre. Après sa mort, Pauquet continua de se livrer à la débauche, il mangea son bien, et mourut âgé de soixante-trois ans, le 14 novembre 1673. (Vie de Pauquet, à la suite du manuscrit déjà cité.)
[94] Nicolas Foucquet, procureur-général et surintendant des finances.
[95] Secrétaire de Mazarin; il devint ensuite secrétaire particulier ayant la main du Roi, c'est-à-dire écrivant les lettres qui passoient pour être de la main du Roi. Il a été président de la chambre des comptes, et membre de l'Académie françoise. Il étoit célèbre pour son avarice.
[96] Il mourut le 13 mai 1660. (Manuscrit déjà cité.)
[97] Par son testament notarié du 9 juin 1659, Costar fit l'abbé Pauquet son légataire universel, et la veille de sa mort, il lui résigna tous ses bénéfices. Il légua deux mille livres à l'abbé Coustard Du Coudray, curé de Gesvres, son neveu, et fit des dons assez considérables à diverses églises, mais plus particulièrement à celle de Niort, dont il étoit curé. (Vie manuscrite de Costar.)
[98] C'étoit apparemment un privilége pour des chaises à porteur. L'usage en fut introduit en France par le marquis de Montbrun, fils naturel, mais légitime, du duc de Bellegarde. (Voyez les Antiquités de Paris, par Sauval, t. 1, p. 192.)
[99] Né en 1613, mort à Paris le 24 août 1679.
[100] Son père n'étoit pas brave: M. de Guise l'en méprisoit, et cela fut cause en partie de l'acharnement qu'il eut contre lui dans la prétention que le général des galères devoit être dépendant de l'amiral du Levant; M. de Guise l'étoit. Il avoit cela tellement en tête, qu'il ne parloit d'autre chose. (T.)
[101] Près de la Loire, et non loin de Nantes.
[102] Ce mot est douteux dans le manuscrit autographe. Il semble que l'auteur a écrit quelque chose de fer, on pourroit aussi lire quelque chose de fier; mais la première leçon nous semble la plus vraisemblable, surtout si on la rapproche de ce qui suit du caractère connu du cardinal, et des portraits gravés qui nous sont restés de lui.