[103] La mère du cardinal de Retz s'appeloit Françoise-Marguerite de Silly, dame de Commercy.

[104] Le cardinal le dit positivement. (Mémoires du cardinal de Retz, dans la collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, 2e série, t. 44, p. 87.)

[105] Le cardinal a parlé de ce duel dans ses Mémoires. Le second de Praslin étoit le chevalier du Plessis, et non pas le comte d'Harcourt. (Mémoires du cardinal de Retz, audit lieu, p. 93.)

[106] Le cardinal de Retz parle dans ses Mémoires des menées qu'il fit à Paris pour le comte de Soissons, mais il ne nomme pas M. de Thou. (Ibid., p. 109 et suivantes.)

[107] Disputant un jour contre l'abbé de Souillac en Sorbonne, il cita un passage de saint Augustin, que l'autre dit être faux. Il envoya quérir un Saint-Augustin, et le convainquit. Souillac, qui, quoiqu'il ne soit pas ignorant, parle pourtant fort mal latin, dit pour excuse: Non legeram ista toma. Le docteur qui présidoit lui dit plaisamment: Ergo quia vidisti, Thoma, credidisti. (T.)

[108] Voyez les Mémoires du cardinal de Retz, ibid., p. 100.

[109] C'est peu de chose, et ce qu'il fait est assez médiocre. Il a pourtant bien de l'esprit; mais il ne pense point assez aux choses, et ne se met pas même en peine de les apprendre. Il avoit beaucoup pris du Mascardi. (T.)—Augustin Mascardi, auteur de l'Histoire de la Conjuration de Fiesque, 1629, in-4o. Cet ouvrage a été traduit en françois par Fontenay-Sainte-Geneviève; Paris, 1639, in-8o.

[110] Villani et Machiavel ne parlent point des Gondis; M. de Thou les dit fils d'un banquier. (T.)

[111] J'ai ouï dire que la gloire en est due à Fernel. Ce garçon, qui avoit été des capettes du collége de Montaigu, fut quelque temps à délibérer s'il suivroit le barreau ou s'il se feroit d'église; mais ne se trouvant pas assez de voix, ni pour prêcher, ni pour plaider, il se résolut d'étudier en médecine. Ce qui le mit en réputation, ce fut la cure qu'il fit d'un gentilhomme qui étoit au Roi: ce gentilhomme en parla à Sa Majesté qui n'avoit point encore d'enfants. Le Roi le fit venir, et, quoique Fernel fût assez jeune encore, le Roi, sur le témoignage du cavalier, ajouta foi à ce qu'il lui dit. Le Roi obligea la Reine à dire à Fernel toutes les particularités qu'il falloit savoir. Il dit au Roi qu'il croyoit que la Reine pourroit concevoir s'il la voyoit dans le fort de ses purgations; ce qu'il fit. Mais en récompense la plupart de ses enfants n'étoient pas de trop bonne constitution. Fernel ensuite fut premier médecin du Roi. On a su cette particularité de ceux de sa famille qui la reçurent par tradition. (T.)

[112] C'est on fort beau trait; mais Louis XIV fut plus grand quand il jeta sa canne par la fenêtre dans la crainte de succomber à la tentation d'en frapper Lauzun.