[434] Madame de Castelmoron étoit fille de Henri, baron de Castelnau, et de Marie de Favart. (Voyez le Père Anselme, t. 4, p. 472.)

[435] Il s'appeloit Isarn. On a conservé de lui une jolie pièce en prose et en vers, intitulée: le Louis d'or; elle est adressée à mademoiselle de Scudéry. (Voyez le Recueil de pièces choisies, dit de La Monnoye; La Haye, 1714, in-8o, t. 2, p. 241.)

[436] C'étoit la rue des Lombards. Elle portoit, au XIIIe siècle, le nom de rue de la Buffeterie, comme on le voit dans le Dit des rues de Paris, publié par l'abbé Le Beuf:

Lors ving en la Buffeterie,

Tantost trouvai la Lamperie,

Et puis la rue de la Porte

Saint-Mesri, etc.

Mais les Lombards, qui y exerçoient l'usure depuis des temps fort reculés, l'emportèrent sur ces deux noms (Voyez Sauval, Antiquités de Paris, t. 1, p. 174; et Jaillot, Recherches sur Paris, quartier Saint-Jacques la Boucherie.)

[437] Le quartier qui s'étendoit depuis le couvent des Filles-Dieu, de la rue Saint-Denis, où sont aujourd'hui le passage, la rue et la place du Caire, jusqu'à la rue Poissonnière et le boulevard de Bonne-Nouvelle, étoit désigné, dans le XVIe siècle, sous le nom de la Villeneuve. Pendant les guerres de la Ligue on ruina ce faubourg, et les maisons en furent abattues. Ces démolitions avoient rehaussé le terrain, et quand, sous Louis XIII, on commença à rebâtir, tout cet espace fut appelé la Villeneuve-sur-Gravois. Il ne reste pas aujourd'hui d'autre trace de ces dénominations que le nom de la rue Bourbon-Villeneuve. (Voyez Jaillot, Recherches sur Paris, quartier Saint-Denis, t. 2, p. 8.)

[438] C'est vraisemblablement la terre de Rainvillers, située à cinq quarts de lieue à l'ouest de Beauvais, à peu de distance de l'ancienne abbaye de Saint-Paul, dans un lieu humide et aquatique (Ranarum villa). La terre d'Auneuil, qui appartenoit au frère aîné, est fort près de là.