[8] Henri Le Grand s'appeloit Belleville dans le haut comique, et Turlupin dans la farce. On assure qu'il a joué la comédie pendant cinquante-cinq ans. (Histoire du Théâtre-François, tome 4, p. 240.) Sauval donne sur lui quelques détails au lieu déjà cité. On a imprimé, à la suite du Recueil général des Œuvres et Fantaisies de Tabarin, deux farces qui donnent une idée de la manière de ce comédien. C'étoient de véritables parades d'un cynisme excessif.

[9] Robert-Guérin, dit La Fleur, dit Gros-Guillaume, farceur de l'Hôtel de Bourgogne. «Il ne portoit point de masque, mais se couvroit le visage de farine, et ménageoit cette farine, de sorte qu'en remuant seulement un peu les lèvres, il blanchissoit tout d'un coup ceux qui lui parloient.» (Antiquités de Paris, par Sauval, tome 3, page 38.)

[10] Pierre Le Messier, dit Bellerose, un des meilleurs acteurs de ce temps-là. On croit que c'est lui qui a joué d'original le rôle de Cinna. (Histoire du Théâtre-François, tome 5, page 24.) On voit dans la Gazette en vers de Robinet, du 25 janvier 1670, que Bellerose venoit de mourir.

[11] Jusqu'à présent on le croyoit d'Orléans. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 96.)

[12] La femme de Villiers, ou de De Villiers, auteur médiocre et bon acteur; il jouoit les valets.

[13] En 1631. (T.)—Cette tragi-comédie de Mairet fut imprimée en 1635.

[14] Louis Giry, avocat. Il étoit des assemblées qui se tenoient chez Conrart, mais il s'en étoit retiré; et le cardinal de Richelieu le fit proposer par Bois-Robert pour être de l'Académie françoise. (Histoire de l'Académie, par Pellisson; Paris, 1730, t. 1, p. 6 et 208.)

[15] Pierre Du Ryer, de l'Académie françoise. On a de lui dix-neuf pièces de théâtre, aussi mauvaises les unes que les autres.

[16] L'Esprit Fort, ou l'Angélie, comédie en cinq actes et en vers de Jean Claveret, avocat d'Orléans.

[17] Le personnage du poète des Visionnaires a bien fait voir ce que c'étoit que Mondory; personne n'en a approché. (T.)—Les Visionnaires sont de Desmarets. Cette pièce eut un grand succès; elle n'est pas sans mérite.