[38] Tallemant est le seul écrivain qui parle de cette circonstance. On croit que Molière, après avoir étudié en droit à Orléans, se fit recevoir avocat.
[39] Erreur de Tallemant. Molière épousa, le 20 février 1662, Armande-Gresinde-Élisabeth Béjart, sœur de Madeleine. Ce passage, relatif à Molière, a été écrit par Tallemant à la marge de son manuscrit. Il est un peu plus récent que le texte principal de l'ouvrage.
[40] Molière n'avoit donné que deux pièces, l'Étourdi, représenté à Lyon en 1653, et le Dépit amoureux, joué à Béziers, en 1654. Molière ne commença à jouer à Paris qu'en octobre 1658, et les Précieuses ridicules, où le génie de Molière commença à se révéler, furent représentées pour la première fois le 18 novembre 1659. Tallemant ne pouvoit donc pas encore suffisamment apprécier Molière.
[41] On ne sait rien sur la Bellerose; on ignore même quels rôles elle remplissoit. (Histoire du Théâtre-François, t. 5, p. 28.)
[42] Madeleine Bouget, femme de François Châtelet, dit Beauchâteau, et mère du petit Beauchâteau. (Ibid., t. 9, p. 413.)
[43] On étoit alors debout au parterre. Cet usage s'est maintenu jusque vers 1782, époque de la construction du Théâtre-François, au Palais-Royal.
[44] Tallemant parle ici de l'écu d'or, qui étoit à peu près de la valeur du demi-louis. On avoit commencé, en 1640, à fabriquer des louis et des demi-louis d'or, ainsi que des louis d'argent. (Voyez le Traité historique des monnoies de France de Le Blanc.)
[45] Neveu de Lingendes le poète. (T.)—Jean de Lingendes, évêque de Sarlat, en 1642, fut promu au siége de Mâcon en 1650. Ce fut lui qui prononça, à Saint-Denis, l'oraison funèbre de Louis XIII.
[46] La femme d'un maréchal ferrant disoit au maréchal de Biron: «Hé! monsieur, à cause du métier, faites-moi rendre mon âne.»
(T.)