[47] Claude Lingendes, né en 1591, devint provincial de France, et mourut à Paris, supérieur de la maison professe, le 12 avril 1660.
[48] Cette madame Saintot, qui étoit si éprise de Voiture. (Voyez l'Historiette de Voiture, t. 2, p. 272 et suiv.)
[49] C'est une tulipe marquée de petites raies, particulièrement de lignes rouges sur fond blanc, qui ressemblent à des traces de coups de fouet. (Dict. de Trévoux.)
[50] C'étoit à Paris une des paroisses du quartier de la Cité. Elle étoit dans la rue du même nom, qui va de la rue des Marmousets au parvis Notre-Dame. Il existe encore une partie de son ancien portail.
[51] Ibrahim, ou l'Illustre Bassa, roman de mademoiselle de Scudéry; il parut sous le nom de son frère, en 1641.
[52] Terme de guerre: paie faite au soldat après avoir passé la revue.
[53] L'Histoire de Damoclès.
[54] Voyez les Prédictions de M. Nostradamus pour les ans courants en ce siècle, no 1, à la suite des Vraies Centuries et prophéties de maître Michel Nostradamus; Amsterdam, chez Jean Janson, etc., 1668, petit in-12, p. 148.
[55] Ibid., no 6.
[56] L'or potable a été regardé long-temps comme un remède souverain. Brantôme attribue à sa vertu la conservation de la beauté de la duchesse de Valentinois. (Œuvres de Brantôme, t. 7, p. 430, édition Foucault, 1823.) Corbinelli, un siècle après, croyait devoir son salut à l'or potable. (Lettre de madame de Sévigné à Bussy, du 13 octobre 1677.) Cela fait souvenir du pape Grégoire XIV que l'on ne soutint, dit-on, dans sa dernière maladie, qu'en lui faisant avaler de l'or moulu et des pierreries dissoutes; ce qui occasiona une dépense de quinze mille écus d'or. (Art de vérifier les dates, à l'article Grégoire xiv, année 1590.) Il nous est tombé sous la main un livret du Père Gabriel de Castaigne, intitulé: L'Or potable qui guarit de tous maux, dédié à Marie de Médicis. (Paris, 1660, deuxième édition.) On y voit qu'au mois de novembre 1610, ce Père, appelé près de la Reine qui souffrait d'un mal de dents, lui remit une fiole d'or potable. On ne sera pas fâché de trouver ici un échantillon du style du P. Castaigne, avec son mélange de latin d'école. «Altissimus creavit medicinam simpliciter, et non medicinas secundum quid, voire, pro omnibus nobis, non point pro medicis tantum: car il est écrit: Qui potest capere capiat; voilà donc qu'un chacun qui sait peut guarir toutes maladies et douleurs. Ite ergò, curate omnem langorem et omnem infirmitatem; avec la simple médecine de l'or potable vous guarirez tous maux, nam qui totùm dicit nihil excludit. Notre Seigneur a dit toutes maladies et infirmités: Quid ergo statis totâ die otiosi? Un ignorant vous dira que les métaux ne se peuvent rendre en eau beuvable, ou boyvable, ou potable: il est faux; il est un âne, parce que par science et par expérience nous en avons fait présent à Sa Majesté, etc., etc.»