[92] Ministre protestant.
[93] Guy-Patin, dont les lettres nous apprennent tant de choses sur son temps.
[94] Tallemant avoit effacé le nom de Louvigny, et il avoit écrit Lisis à la place. Henri de Louvigny, secrétaire du roi, en 1626, mourut en 1652. (Voyez l'Histoire de la Chancellerie de France, de Tessereau.) On voit dans le cours de ce chapitre que ceci se passoit vers 1636. Tallemant avoit dix-sept ans; ainsi il a dû naître vers 1619. Nous sommes parvenus à retrouver sous les ratures de Tallemant plusieurs des noms qu'il avoit fait disparoître.
[95] Louvigny avoit épousé la fille aînée de Nicolas Bigot, sieur de La Honville, secrétaire du roi et contrôleur-général des gabelles. (Voyez plus haut l'article de madame de Gondran, t. 4, p. 271 de ces Mémoires, et ceux de Conrart, t. 48, p. 189 de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'Histoire de France.)
[96] Cette jolie veuve, dont nous ne savons pas le nom, étoit sœur de Louvigny. C'étoient les enfants d'un orfèvre qui, ayant fait une grande fortune, étoit devenu valet de chambre du roi. (Mémoires de Conrart, audit lieu.)
[97] Pierre Tallemant, sieur de Boisneau; il étoit banquier.
[98] Le nom du beau-frère de la veuve (T.).—Le nom Agamy a été effacé par Tallemant qui l'a remplacé par Tircis. Agamy étoit beau-frère de Louvigny, ayant aussi épousé une demoiselle Bigot de La Honville. (Voyez plus haut ces Mémoires, t. 4, p. 271.) Cette leçon présente au reste une assez grande difficulté; car la veuve ne pouvoit pas être une demoiselle Bigot de La Honville. On verra plus bas qu'elle n'alloit pas au château de La Honville, et d'Agamy, mari de sa sœur, avoit cependant épousé une fille de M. Bigot.
[99] On lit encore assez distinctement ce nom que Tallemant a remplacé par Cérilas. Ainsi Tallemant avoit pour rival Germain Habert, abbé de Cérisy, membre de l'Académie françoise, auteur de la Métamorphose des yeux de Philis en astres. Cette pièce, imprimée en 1630, a été insérée dans les Recueils du temps, et notamment dans celui de Champhoudry; Paris, 1651.
[100] Philippe Habert, auteur du Temple de la Mort; il étoit, ainsi que son frère, membre de l'Académie françoise.
[101] Voyez l'historiette de Rénevilliers, t. 4, p. 395.