[313] C'est dans la lettre deux cent dix-huitième. «Je vous envoie, écrit-il à M. Du Châtelet, ce petit travail que j'ai entrepris par votre ordre. Je l'ai fait avec grand soin, mais je n'ai point donné de temps à le polir, et vous n'y trouverez aucune sorte d'ornement, etc.» (Lettres de Costar, première partie, p. 581.)
[314] Cette prose satirique, dirigée contre MM. de Marillac, a été jointe au Journal du cardinal de Richelieu. On l'attribuoit à Du Châtelet, et c'est sur ce motif que le maréchal se fonda pour récuser ce maître des requêtes. «Quant à Chastelet, disoit-il, j'ai horreur de le voir assis parmi une si honorable compagnie, sur ces fleurs de lys, et qu'il ait pouvoir et main-levée sur ma vie et sur mon honneur, quand bien je n'aurois autre chose à lui reprocher que cette infâme prose, dont il est l'auteur, où s'étant moqué de Dieu et de l'Eglise, ayant injurié les cendres d'un personnage d'éminente qualité et sainteté de vie (le cardinal de Bérulle), de qui la mémoire est en l'éternité, offensé les vivants..... il ne faut pas s'étonner s'il a calomnié impudemment M. de Marillac, mon frère, et m'a rangé au nombre des pendarts:
Frater plus fur quàm Barrabas,
Cujus manu rapiebas,
Suspendetur antè turbas.
dignes paroles de sa rage et de sa passion, etc.» On n'eut pas égard à cette récusation, et Du Châtelet seroit resté juge du maréchal si, sur une requête présentée par la famille, Du Châtelet n'avoit pas été mandé pour être ouï, et conduit prisonnier au château de Tours. Ainsi Tallemant s'est trompé quand il a dit (t. 2, p. 3) que Châtelet avoit opiné dans le procès, et qu'il étoit disposé à revenir sur son avis. (Relation du procès du maréchal de Marillac, dans le Journal du cardinal de Richelieu.)
[315] Philibert Emmanuel de Beaumanoir, abbé de Lavardin, depuis évêque du Mans et commandeur des ordres du Roi. Il mourut en 1671.
[316] L'abbé Goujet n'a pas connu cette traduction. (Voyez la Bibliothèque françoise; Paris, 1742, t. 6, p. 183.)
[317] Expression singulière. Elle paroît signifier que cette lettre fut ainsi refaite pour paroître plus convenablement sur le théâtre de la publicité.
[318] Costar est bien peint ici. Refaire une lettre vingt ans après l'avoir écrite, convertir un simple billet en une épître hérissée de citations, c'est bien là le caractère de ce lourd pédantisme dont Costar ne cessoit pas de s'envelopper. On lit cette lettre ridicule à la page 185 de la première partie des Lettres de Costar.