[319] Costar étoit trop étranger au naturel pour pardonner à cette saillie ce qu'elle avoit de familier; il en a fait disparaître toute la vivacité en la traduisant. (Voyez ses Lettres, p. 193.)

[320] Costar s'offrit à M. de Lavardin par la même lettre dans laquelle il lui annonçoit que M. Vaillant ne pouvoit consentir à s'éloigner de la Samaritaine. Cette partie de sa lettre est trop singulière pour n'être pas rapportée ici. «Je suis tellement épris de la beauté de votre ame, lui dit-il, que je sens bien que c'est pour toujours, et quoique la solitude où vous allez vous confiner me paroisse très-fâcheuse, votre absence me seroit encore plus insupportable.

«Si tibi mens eadem, si nostri mutua cura est,

«In quocumque loco Roma duobus erit.

«Roma, Monsieur, c'est-à-dire le Cours, Les Tuileries et les belles ruelles du quartier Saint-Paul et du faubourg Saint-Germain.» (Lettres de Costar, p. 195 de la première partie.)

[321] Costar ne parvint pas à faire de l'abbé de Lavardin un sujet bien distingué. Pour une pauvre fois qu'il voulut prêcher, il demeura court, ce qui fit dire à madame de Sablé, à la vue de son portrait: «Mon Dieu, qu'il lui ressemble! on dirait qu'il prêche.» (Menagiana. Voyez aussi les Mémoires de Tallemant, t. 4, p. 86.)

[322] Expression employée par Maynard dans ces vers sur le portrait de Balzac:

C'est ce divin parleur dont le fameux mérite

A treuvé chez les roys plus d'honneur que d'appuy,

Bien que depuis vingt ans tout le monde l'imite,