Il n'est point de mortel qui parle comme luy.
(Œuvres de Maynard; Paris, 1646, in-4o, p. 206.)
[323] On lit le récit du voyage de Costar à Balzac, dans les Entretiens de M. de Voiture et de M. Costar. (Paris, 1654, in-4o, p. 245 et suiv.) Il est contenu dans une lettre marquée au coin de l'affectation, comme presque tout ce qu'a écrit Costar. «Ce fut là, dit-il, que je dis un soir à M. Balzac que, comme les financiers avoient bâti tout à l'entour de Chilly, du temps de M. le mareschal d'Effiat, il falloit que les beaux-esprits bâtissent à l'entour de Balzac, et particulièrement vous, M. Chapelain et moi, etc.» (Pag. 247.)
Voiture lui répondit: «Ce que vous dites de bâtir autour de Balzac, comme autour de Chilly, m'a semblé fort bon, et seroit en vérité bien à propos; mais nous autres beaux-esprits, nous ne sommes pas grands édificateurs.... Au moins M. de Gombauld, M. de L'Estoile et moi, avons résolu de ne point bâtir que quand le temps reviendra que les pierres se mettent d'elles-mêmes les unes sur les autres au son de la lyre. Je ne sais si c'est qu'Apollon se soit dégoûté de ce métier-là, depuis qu'il fut mal payé des murailles de Troie, mais il me semble que ses favoris ne s'y adonnent point, etc.» (Ibid., p. 288.)
[324] M. Vincent avoit fort mauvaise opinion de Costar; il l'accusoit de faire profession d'impiété et d'athéisme. (Mémoires de Tallemant, t. 4, p. 92.)
[325] L'évêque du Mans laissa la plus mauvaise réputation. M. Desmaizeaux, dans la Vie de Saint-Evremont, dit que M. de Gondrin, archevêque de Sens, et quelques autres personnes qui avoient eu des liaisons particulières avec M. de Lavardin, le dénoncèrent après sa mort, et que, sur leur témoignage, on réordonna sous condition quelques prêtres qui avoient reçu de lui les ordres, et entre autres le célèbre Mascaron. M. Desmaizeaux dit qu'il tenoit ces particularités de Le Vassor, dont le témoignage sur ces matières est fort suspect. Il vaut mieux suivre l'opinion de M. de La Croze, cité par l'annotateur de Saint-Evremont. «Philibert-Emmanuel de Lavardin, dit-il, se reconnut à la mort, et détesta sa vie et ses impiétés passées. Ce fut même sur la déposition qu'il fit alors qu'il n'avoit jamais eu l'intention, en administrant les sacrements de son Eglise, que plusieurs prêtres qui avoient reçu les ordres de lui se firent réordonner.» (Œuvres de Saint-Evremont; 1753, t. 1er, p. 31 et 32.)
[326] René du Plessis de la Roche-Pichemer, comte de Jarzé ou Jarzay. C'est celui qui fit semblant d'être amoureux de la reine Anne d'Autriche, et qui passa de longues années dans l'exil.
[327] Henri de Beaumanoir, marquis de Lavardin, maréchal-de-camp, fut tué d'un coup de mousquet au siége de Gravelines, au mois de juin 1644. Il laissa de Marguerite-Renée de Rostaing, qu'il avoit épousée le 10 mars 1642, un fils qui a été ambassadeur à Rome en 1687.
[328] Cet usage de rassembler des lieux communs, qui nous semble aujourd'hui avec raison, si ridicule, étoit pratiqué par les savants du dix-septième siècle, qui l'avoient emprunté du siècle de l'érudition. On lit dans Balzac: «Je ne commence qu'à entrer en belle humeur, et entamer mes lieux communs; mais le mal est que je ne suis pas maître de mes heures, etc.» (Œuvres de Balzac, neuvième dissertation, ch. 3, t. 2, p. 626.)
[329] Cet ouvrage parut en 1653.