[34] Crébillon, le poëte tragique et Duclos, l’historien, furent attachés à la Bibliothèque «le premier, écrivait M. de Maurepas le 5 septembre 1747, pour y être occupé à l’arrangement et à la traduction des poëtes anciens et modernes et le second au même travail pour les manuscrits français et latins.»

[35] Dans cette somme se trouvaient compris les intérêts des 100,000 fr. montant du brevet de retenue payé par Lenoir à la famille de Bignon. Le successeur de Lenoir, Lefèvre d’Ormesson, acheta la charge de bibliothécaire du roi pour une somme égale.

[36] La chapelle de la Bibliothèque était encore ouverte en 1791.

[37] L’abbé des Aulnays, censeur royal, était garde du département des Imprimés depuis 1775. Il avait remplacé Capperonnier, de l’Académie des inscriptions, professeur de grec au Collége royal, qui, lui-même avait succédé à l’abbé Sallier en 1761.

[38] Neveu du prédécesseur de l’abbé des Aulnays.

[39] Van Praet était entré à la Bibliothèque en 1784, et sa réputation était déjà si bien établie, que le bibliothécaire Strattmann, de Vienne, avait voulu l’attacher à la Bibliothèque impériale d’Autriche.

[40] De 1741, date de la mort de l’abbé Sevin, jusqu’à 1787, époque où Caussin de Perceval fut nommé, trois gardes s’étaient succédé au département des Manuscrits: Melot, de l’Académie des inscriptions, de 1741 à 1759; Capperonnier de 1759 à 1761, qui passa aux Imprimés et Béjot, de l’Académie des inscriptions, professeur d’éloquence latine au Collége royal, de 1761 à 1787.

[41] M. Delaborde, p. 110 et suiv.

[42] «Les nielles, dit M. Delaborde, sont des empreintes sur papier qu’il est arrivé parfois aux orfèvres niellatori de prendre pour s’assurer du degré d’avancement de leur travail et pour en apprécier l’effet avant de remplir les tailles creusées par le burin dans une plaque d’argent ou d’argent et d’or, d’un mélange de plomb, d’argent et de cuivre, dont la fusion avait été facilitée par une certaine quantité de borax et de soufre. Ce mélange, de couleur noirâtre (nigellum, d’où niello, niellare), laissait à découvert les parties non gravées et s’incrustait en se refroidissant dans les tailles où on l’avait introduit. Alors la plaque, soigneusement polie, présentait à l’œil un émail noir sur le champ métallique et l’opposition, sur une même surface, de parties mates et de parties brillantes.» La pièce de Finiguerra est exposée sous le numéro 1, dans les galeries du département.

[43] Carra périt sur l’échafaud. Quant à Chamfort, suspect et arrêté une première fois en 1792, il fut de nouveau décrété d’accusation l’année suivante. Au moment où les gendarmes se présentèrent pour le conduire en prison, il passa dans une salle voisine et se fracassa le front d’un coup de pistolet sans se tuer. Il saisit alors un rasoir et essaya, mais encore en vain, de se couper la gorge. Il ne succomba que trois mois plus tard à ses horribles blessures. (Paulin Paris. Notice sur Van Praet.)