1er septembre, de Turin.—M. de Bianchi demande un satin moucheté dans le dessin de l'échantillon, en bleu et vert, pour habit, et deux paires de culottes pour lui; si l'on est obligé de faire fabriquer, il serait bien aise de voir plusieurs échantillons qui craignent moins que le lilas.
26 septembre 1787, de Turin.—Autre commission de M. de Bianchi d'un habit et de deux paires de culottes jaune et bleue, ou autres couleurs sombres, à petites mouches, pour broder, avec une aune de satin blanc pour gilet, qu'il fera broder ici.
13 janvier 1788.—Le duc de Fragnito le prie de demander pour lui, à Lyon, deux habits de printemps, velours à la Reine, couleurs à la mode, proportionnées à son âge, sept aunes de chaque pour habit, veste et culottes, et deux vestes brodées assorties, le tout ad libitum et expédier à l'aise.
26 février, de Palerme.—Rien à faire en soie avec Palerme; si l'occasion se présente de travailler en banque, j'invite à le faire avec Caillol, Nicaud et Cie, associés en commandite avec S. M. S. et Cie, de Marseille.
Rien à faire en commission, ni avec les marchands qui ne valent rien, ni avec la noblesse, qui paie horriblement mal, et qui, par ce fait, a ruiné les détaillants palermitains.
29 février, de Messine.—La maison Jacques et Silvestre Loffreda est dirigée par Silvestre, qui est sur le point de quitter les affaires; il a acheté depuis deux ans un fief considérable de 150,000 écus de Sicile; en attendant, il exécute volontiers les commissions qu'on lui donnera de compte à demi, mais il n'exécute plus rien pour compte.
3 mars, de Messine.—Charles-Antoine Loffreda m'a promis des expéditions de soie pour notre maison; ce sont des gens fort aimables et très honnêtes.
D. Silvestre, leur cousin, m'a annoncé que par le courrier prochain il écrirait à la maison pour lui donner commission de trois robes de noce pour sa nièce, Mlle Picolo, qui doit se marier avec un signor cavaliere di Giovanni, des premières maisons de Messine. On s'en rapportera, dit-il, au goût de nos messieurs pour les couleurs et le prix, pourvu que ce soit à la dernière mode.
Ce D. Silvestre n'est pas Loffreda, mais Jacques Loffreda défunt, en lui donnant sa fille, l'a obligé à prendre son nom pour lui laisser son héritage.
17 mars, de Naples.—La princesse Ferolito ne s'est pas corrigée de son ancienne habitude d'être mauvaise payeuse, et surtout fort litigieuse, elle a cinq ou six procès sur les bras.