Mais, si les tours de son château rasées à la hauteur du toit, passaient ainsi sous le niveau de l'égalité, sa réputation honorable, sa fortune et sa noblesse n'en attirèrent pas moins l'attention des niveleurs de l'époque.
On vint le chercher à Chassagny, pour le conduire comme suspect dans la prison de Saint-Chamond.
Fort heureusement pour lui la procédure fut longue, grâce peut-être à la reconnaissance secrète de quelques-uns de ses bons ouvriers, qui se trouvaient parmi les juges; car dans ce temps-là, comme toujours, bien des moutons peureux, dans la crainte d'être mangés, hurlaient avec les loups. Bref, plus heureux que beaucoup d'autres, il retrouva sa liberté le 9 thermidor (27 juillet 1994).
Quand le calme fut rétabli, Jean-Baptiste Dugas revint habiter modestement Chassagny. Il y passait toute l'année ayant souvent auprès de lui sa fille unique, Mme Jordan et sa nombreuse famille.
En outre de la terre de Chassagny il avait de nombreux domaines à Tartara, à Saint-Maurice et ailleurs très paternellement administrés.
À Yzieux, près de l'église, une petite maison de campagne où est né son petit-fils Henri Jordan, a servi longtemps de retraite à ses vieux serviteurs.
Le jardin, qui existe encore sur le coteau, a été coupé par le chemin de fer.
Jean-Baptiste Dugas avait quatre frères et deux sœurs:
Camille Dugas, père de Thomas Dugas et de Dugas-Montbel;
Jacques Dugas du Villars, chef de la branche du Villars;