Ce deuxième voyage se fit en diligence car déjà sous la Restauration les routes, si mauvaises sous l'Empire, s'étaient considérablement améliorées.
De 1830 à 1852, j'ai fait plus de trente fois le trajet de Paris à Lyon, soit en diligence soit en malle de poste. En temps ordinaire la diligence mettait trois jours et trois nuits; dans la mauvaise saison on mettait souvent quatre jours.
La malle de poste ne mettait que quarante-deux heures, cela se comprend; au lieu de vingt voyageurs, il n'y en avait que quatre; les voitures étaient beaucoup plus légères que les diligences, et le nombre des chevaux presque le même.
Dans un chapitre spécial je donnerai la comparaison des moyens actuels de transport avec ceux d'autrefois.
CHAPITRE IV
Où l'on verra quatre personnes parcourant la Suisse dans une grande voiture, mais à petites journées en 1834.
n commençant ce nouveau chapitre, je dirai au lecteur que mon intention n'est pas de faire une description de l'Helvétie, dans une édition rétrospective du guide Joanne, mais uniquement de rappeler une des anciennes manières de voyager dans ce magnifique pays, qui perd beaucoup à être traversé à la vapeur et vu à vol d'oiseau.