Tirer de ma cervelle une ballade, un conte,
Je ne sais quoi de beau, de neuf et de galant.
Ce sont des doigts d'ivoire, et de beaux ongles roses,
Qui froissent ces feuillets, dans les heures moroses
Où le temps ennuyé chemine d'un pied lent.
C'est dans votre boudoir, ô lectrice adorable,
Sur un beau guéridon de citron ou d'érable,
Qu'ira ce que j'écris, et j'y songe en tremblant,
Car vous avez le goût dédaigneux et superbe,
Et vous trouvez fort bien le chardon dans la gerbe