Robert ne s’arrêta que devant l’Empereur, où il s’assit, souffla, et respira. Les huissiers cependant paraissaient, bâton à la main.

—«Qu’on le laisse!» cria l’Empereur. «Cet innocent est ici sous ma protection. Et qu’on lui donne à manger!»

On s’empressa d’obéir. On apporta du pain blanc, un hanap plein de vin, un plat de viande, et l’on posa le tout devant Robert.

Mais il se passa une chose inattendue. Le fou prit la viande, le pain et le vin, et jeta le tout loin de lui.

On s’étonna grandement.

—«Voilà certes un fol original!» dit l’Empereur. «Ne se nourrit-il que de son extravagance?»

Et il ajouta:

—«Eh bien! qu’on le laisse en repos. Il mangera quand il aura faim.»

Robert put respirer en paix, et se remettre de ses émotions de la journée. Nul ne l’importuna, nul même ne lui adressa la moindre parole. Et lui se garda bien de sonner mot.

Et le repas autour de sa folle personne continua.