Enfants, dames, servantes, damoiselles, bourgeois, citadins, courtisans, vilains, noblesse et populace, hommes et femmes, grands et petits, riches et pauvres, tous allèrent à sa rencontre pour lui rendre hommage plus vite. Devant lui, on tendait des étoffes de soie, des tapis, des courtes-pointes; devant lui, tous s’inclinaient avec respect, en joignant les mains.

Bientôt, il fut en vue de la cour.

—«Il vient, il vient! Le voilà!»

Les rangs de l’assemblée frémirent. L’Empereur exultait. L’émotion de tous était au plus haut point. Ils n’auraient pas eu plus de ravissement, si tout à coup leur était apparu Notre Seigneur Jésus lui-même.

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Le Chevalier Blanc s’était arrêté devant la tribune impériale.

Ensemble, respectueusement, tous les barons se dressèrent, et s’inclinèrent. Mais nul ne bougea de sa place. Le silence était parfait.

Deux barons coururent à l’étrier du Chevalier Blanc pour l’aider à descendre. Lui, avant de descendre, leur recommanda de le recevoir doucement, et de le soutenir, car il souffrait fort de la jambe.

Doucement, avec d’infinies précautions, les deux barons le reçurent. Descendu, le Chevalier Blanc s’appuya sur leur épaule. Il ne pouvait poser à terre que l’un de ses pieds.

Puis, il demanda qu’on lui délaçât son-heaume, qui brillait comme un miroir. Deux autres barons accoururent.