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A l’Empereur, tout homme doit obéissance. Mais Robert ne répond rien. Des larmes lui viennent aux yeux. Du fond du cœur il soupire. Il comprend que toute la ville le connaît enfin pour ce qu’il est, et qu’il est trahi.

Il ne répond rien.

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Alors la Damoiselle se tourne vers lui.

—«Chevalier», dit-elle, «jusqu’à ce jour j’étais muette. Par amour de vous, très charitablement, Dieu m’a fait don de la parole, aujourd’hui, car il voulait que votre gloire fût proclamée. Je vous en conjure donc, au nom du Roi céleste, contez-nous votre histoire, et dites-nous quel est votre nom, et d’où vous veniez quand vous vous arrêtâtes à la cour de mon père.»

A ces mots, Robert redouble de larmes. Il a le cœur débordant de compassion. Mentalement, il remercie Dieu d’avoir fait don de la parole à la si bonne petite princesse.

Mais il ne répond rien.

—«Seigneur!» dit la princesse en s’adressant au Pape, «pour l’amour de Dieu, créateur de ce monde, faites qu’il vous réponde, à vous, puisqu’il ne veut pas nous répondre, à nous qui n’avons pas encore obtenu son pardon.»

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