—Mon frère a failli devenir fou.
—S’il y avait des paroles pour consoler, je me serais déjà fait un devoir d’aller lui témoigner ma sympathie. Mais ne vaut-il pas mieux respecter de telles douleurs?
—Il est certain qu’on se sent bien maladroit devant ceux qui souffrent.
—Et à quoi bon? dis-je.
—Oh! dit-il, mon frère est énergique. Il se dompte. Il viendra vous voir, il m’en a manifesté l’intention. N’êtes-vous pas de ceux qui ont connu la pauvre enfant quand elle n’était qu’une gamine? C’est presque avec un de ses parents que mon frère croira s’entretenir d’elle. Elle n’avait plus de famille.
—Je sais.
Il se levait. Il se ravisa. Il eut l’air gêné.
—Je vais vendre la propriété d’Argenton, dit-il. Vous concevez que mon frère ni moi ne pourrions plus vivre dans cette maison qui avait été choisie par elle et pour elle.
—En effet.
—Et vous nous pardonnerez, si nous vous demandons de renoncer au projet que nous avions eu...