—Merci, Monsieur Forderaire, merci.

—Allons, au revoir.

Monsieur Forderaire assujettit son binocle, et s’en alla. Le père Trébuc le regardait s’éloigner. Il avait chaud. Il était confus. Il réfléchissait.

—Oui, songea-t-il. Peut-être. Mais si sa fille faisait comme la mienne, qu’est-ce qu’il dirait? C’est qu’il ne sait pas tout.

XL

D’AUTRES jours suivirent. Une autre semaine s’écoula. Trois semaines s’écoulèrent. Le père et la mère Trébuc étaient sans nouvelles de leur fille.

A mesure que les jours passaient et qu’il lisait en vain son Journal, matin et soir, avec la crainte d’y découvrir ce qu’il y cherchait avidement, le père Trébuc avait retourné la question sous toutes ses faces. A la honte du début, qui avait dominé, succédait peu à peu une tristesse lourde.

Ils avaient bien vieilli, en trois semaines, le père et la mère Trébuc. Plus que jamais, la mère Trébuc se plaignait de la fatigue que lui causait l’entretien du grand escalier.

—Tu te donnes trop de mal aussi! observait le père Trébuc, qui se rappelait à point les paroles de monsieur Forderaire.

—Qu’est-ce que tu veux? répondait-elle.