— A bas la guerre !

Pâle, mais calme, sans morgue, traînant son sac, le capitaine Joussert s’avançait.

— Vive Panouille !

Et les vociférations de gronder.

Mais, au bout de la place, un nouveau cortège apparaissait, drapeau rouge en tête, qui chantait aussi l’Internationale. Les cris redoublèrent. Des femmes s’élancèrent à la rencontre du capitaine.

— Aux armes ! cria la sentinelle.

Les manifestants se précipitaient vers le capitaine. Sans lâcher son sac, il jeta sa cravache derrière lui. Il n’avait plus qu’une dizaine de mètres à franchir pour toucher à la grille. Les hommes du poste accouraient, mousqueton à la main, commandés par le maréchal des logis Faituel.

— La petite porte ! cria le maréchal des logis.

Ce fut bref.

Entouré, le capitaine disparut au milieu des manifestants.