[17] En français dans le texte.
[18] Le nom de Vieux de la Montagne ne désigne pas une personne particulière ; c’était le titre, — en Arabe Sheik-al-jebal, Prince de la Montagne, — d’une série de chefs qui ont dirigé de 1090 à 1258 une communauté ou un ordre militaire de sectaires mahométans fanatiques, appelés les Assassins, et répandus dans la Perse et dans la Syrie, mais dont le quartier général se trouvait dans les chaînes de montagnes. Bien qu’il soit hors de doute que les mots assassin et assassinat pour désigner un meurtre secret et spécialement un meurtre secret au moyen du poignard, soient un ressouvenir des habitudes attribuées à cette vieille communauté persane et syrienne, l’étymologie originelle du mot Assassins lui-même, nom de cette communauté, n’est pas aussi certain. Skeat prétend que c’est tout simplement l’arabe hashishin « buveurs de haschich » d’après le fait ou la supposition que les agents du Vieux de la Montagne, quand ils étaient envoyés en quelque mission meurtrière, s’en allaient fortifiés pour cette tâche par l’intoxication du haschisch, ou chanvre indien. (Note de De Quincey.)
[19] Spencer Percival, premier ministre, fut assassiné le 11 mai 1812, par John Bellingham, dans un couloir de la Chambre des Communes.
[20] De Quincey s’est trompé ici. Le maréchal Bessières fut tué par un boulet dans une escarmouche, la veille de la bataille de Lutzen, le 1er mai 1813 ; c’est le maréchal Brune qui a été assassiné par la populace à Avignon, le 2 août 1815.
[21] L’éditeur anglais donne ici la chronologie exacte des sept assassinats dont parle De Quincey : 1. Guillaume d’Orange, le Taciturne, premier stadhouder des Provinces-Unies, assassiné à Delft, le 10 juillet 1584, par Balthazar Gérard ; — 2. Henri, duc de Guise, assassiné avec la connivence du roi Henri III, à Blois, le 23 décembre 1588 ; — 3. Ce même Henri III, roi de France, assassiné par le dominicain Jacques Clément, le 2 août 1589 ; — 4. Henri IV, roi de France, assassiné le 14 mai 1610 par François Ravaillac ; — 5. Le resplendissant George Villiers, duc de Buckingham, favori de Jacques Ier et de Charles Ier d’Angleterre, premier ministre tout-puissant, assassiné à Portsmouth le 23 août 1628 par John Felton ; — 6. Gustave-Adolphe, l’héroïque roi de Suède, tué sur son cheval en plein champ de bataille à Lutzen, au moment où la victoire se dessinait, le 6 novembre 1632 ; — 7. Waldstein, ou Wallenstein, le grand capitaine catholique de la guerre de Trente Ans, assassiné par des soldats irlandais, au château d’Eger, le 25 février 1634.
[22] Ce même argument a été employé une fois de trop, au moins. Il y a plusieurs siècles un Dauphin de France, averti qu’il risquait la petite vérole, fit la même réponse que l’empereur : « Quel gentilhomme avait jamais entendu parler d’un dauphin tué par la petite vérole ? » Non, aucun gentilhomme n’avait jamais entendu parler d’un tel cas. Et cela n’empêcha pas ce Dauphin de mourir de la petite vérole. (Note de De Quincey.)
[23] Vie de Spinosa par Jean Colerus, ou plutôt : Réfutation des Erreurs de Benoit de Spinosa, par M. de Fenelon, Archevêque de Cambray, par le P. Lami bénédictin et par M. le Comte de Boulainvilliers, avec la Vie de Spinosa écrite par M. Jean Colerus, Ministre de l’Église luthérienne de La Haye ; augmentée de beaucoup de particularités tirées d’une vie manuscrite de ce Philosophe par un de ses amis. — A Bruxelles, chez François Foppens MDCCXXXI.
[24] « 1er juin 1675 — Boire en partie trois bols de punch (liqueur qui m’est tout à fait inconnue) » dit le Rév. M. Henry Teonge, dans son Journal publié par C. Knight. Dans une note sur ce passage, on se réfère aux voyages de Fryer dans les Indes orientales, 1672, lequel parle de « cette liqueur énervante appelée paunch (qui provient de l’Hindoustan) avec ses cinq ingrédients ». Préparé ainsi il semble que ce soit ce que les médecins appelaient diapente ; avec quatre ingrédients seulement diatessaron. A coup sûr, c’est sa réputation évangélique qui l’avait recommandé au rév. M. Teonge. (Note de De Quincey.)
[25] Le Parlement anglais que Charles Ier, après un intervalle de onze années, convoque le 13 avril 1630, pour l’aider à en finir avec les Covenantaires écossais. Comme il résistait à ses volontés, le roi prononça la dissolution dès le 5 mai ; c’est pourquoi il est connu sous le nom de court parlement.
[26] Le 3 novembre 1648.