Avoir peur exige également ne devant le verbe qui suit: j'ai peur qu'il ne vous trompe: à moins qu'avoir peur ne soit accompagné d'une négation; ou ne soit employé interrogativement: dans ces deux cas on supprime ne: je n'ai pas peur qu'il vous trompe?
PEUT-ÊTRE employé avec le verbe pouvoir forme un pléonasme ridicule: ne dites pas: peut-être il pourra venir, mais, peut-être il viendra.
PIRE, adjectif comparatif, se joint toujours à un substantif, et s'accorde avec lui. De deux maux il faut éviter le pire:—les pires des ennemis ce sont les flatteurs.
Pire, suivi de que, veut ne devant le verbe qui suit: ce vin est pire que je ne le pensais: à moins que cet adjectif n'accompagne un verbe négatif, ou ne soit employé interrogativement: ce vin n'est pas pire que je le pensais:—ce vin est-il pire que vous le pensiez?
PIS est l'opposé de mieux, et se dit pour plus mal. Il ne se joint pas à des substantifs masculins ou féminins, mais seulement à des noms, où à des pronoms indéterminés, comme dans cette phrase, rien n'est pis qu'une mauvaise langue.
Pis est quelquefois substantif: le pis de l'affaire est que...
Pis est aussi adverbe comparatif: de pis en pis,—de mal en pis,—tant pis.
Le peuple dit abusivement de pire en pire,—de mal en pire,—tant pire.
PLAINDRE. Se plaindre de ce que, suppose un sujet de plainte: il se plaint de ce que vous l'avez trompé.
Se plaindre que ne suppose pas lieu à la plainte: il a tort de se plaindre que vous l'ayez trompé.