Mais on dit, en parlant de chemin, passez chez moi quand votre chemin s'adonnera: et en termes de marine, que le vent adonne, pour signifier qu'il est favorable.

AMBRE, pour désigner l'allure d'un cheval, est une faute: dites amble,—aller l'amble.

AMONT, terme de batellier, qui signifie, en remontant la rivière: pays d'amont,—ce bateau arrive d'amont.

On voit par là combien sont répréhensibles les expressions, amont le coteau,—amont le Cap aux Diamans, etc.

Amont est opposé à aval. On dit, vent d'aval,—navire venant en aval,—bateau amarré en aval du pont,—en amont du pont,—en amont et en aval de la ville de Québec.

ANIMAUX. Souvent on désigne par ce mot les bestiaux et autres quadrupèdes domestiques: et l'on dit, mener les animaux au paturage,—soigner les animaux,—ces animaux sont fort gras, etc. Ce langage est incorrect, parce que le terme animal est générique, et comprend par conséquent tous les êtres animés et sensibles de la nature.

Bestiaux ou bétail ne se dit guère que pour désigner les bœufs, les vaches, les moutons, les chèvres. Quant aux chevaux, aux ânes, aux cochons, aux chiens etc., il faut les spécialiser par leurs noms.

On dit animaux domestiques par opposition aux animaux sauvages.

ANVALER pour signifier avaler, n'est pas français.

APRÈS. La clef est après la serrure: dites, à la serrure.