L'autre tableau, qui fait le pendant du premier, représente la Déesse que les Latins appelaient Libera, et que les Grecs ont souvent confondue avec Proserpine, fille de Cérès et compagne de Bacchus, dans les cérémonies les plus mystérieuses. La femme largement drapée, dans l'attitude du repos, souvent répétée dans les monumens, peut être Cérès, sa mère; le Génie des mystères, un flambeau à la main, paraît lui indiquer sa fille qui est de retour des royaumes sombres. La jeune fille recouverte d'un grand manteau, portant un thyrse environné de rubans ou de bandelettes, paraît être l'Initiée laquelle on destine la couronne qui se voit dans les mains de la Déesse. Une autre figure semble en marche pour aller déposer des offrandes sur un autel, comme dans le premier tableau.
CHAQUE SUJET.—Hauteur, 5 p°. 3 lig.—Largeur, 1 P. 4 p°.
PLANCHE XXII.
Le premier de ces tableaux représente les Noces d'un jeune Héros; il a une épée à la main. Cupidon l'escorte et le présente à l'épouse, assistée d'une autre femme qui s'appelait Pronuba par les Latins, et qui remettait la nouvelle mariée entre les bras de son époux. Deux autres femmes préparent une assiette pleine d'offrandes à poser sur l'autel des Dieux qui président aux mariages. Il n'y a pas assez de données pour déterminer le héros, dont les noces sont représentées dans ce tableau.
Le second représente les Mystères de Bacchus, que l'on appelait Ityphalliques, et où l'on considérait ce Dieu comme l'une des divinités qui présidaient la génération. Sous ce point de vue, les deux tableaux ont quelques rapports entre eux. La première figure assise, coiffée d'un bandeau dont les bouts retombent sur les épaules, vêtue d'une tunique talaire à longues manches, de couleur violette, et d'un manteau agraffé sur l'épaule, fait le geste connu du silence; suit un vieillard debout, couronné de feuillages, portant une tunique rouge, également talaire, et un manteau; il tient la main sur la poitrine et paraît pénétré d'une crainte religieuse et de respect. Ces deux figures sont probablement celles du Hiérophante et de la Hiérophantesse. La figure d'enfant, vêtu de la chlamyde qui revient couvrir mystérieusement la poitrine, la tête couronnée et le thyrse à la main, est celle de Bacchus; il tient un vase sacré, d'une forme singulière, peut-être destiné aux ablutions. Un signe remarquable par son exagération et célèbre dans ces mystères, désigne la figure plutôt pour une statue que pour un personnage. La femme voilée porte un serpent, symbole révéré des orgies.
CHAQUE SUJET.—Hauteur, 5 p°. 6 lig.—Largeur, 1 P. 4 p°. 6 lig.
PLANCHE XXIII.
(XXVI et XXVII de l'Édition royale.)