Hauteur, 6 p°. 3 lig.—Largeur, 1 P. 4 p°. 3 lig.

PLANCHE XX.

(XXI de l'Édition royale.)

Cette peinture représente le départ d'une Procession bachique; la marche s'ouvre par une jeune fille jouant des deux flûtes; vient ensuite une femme portant d'une main le vase pour les libations, dit guttum ou gutturnium, parce qu'il laissait échapper la liqueur goutte à goutte; elle porte dans l'autre main une corbeille ornée de rubans; elle est suivie d'une autre femme qui porte un coffre contenant les symboles mystérieux de Bacchus, ou bien peut-être l'arche sacrée, allusive à la naissance de ce Dieu, ou à sa statue forgée par Vulcain, et qui échut dans le partage des dépouilles de Troie, au grec Eurypyle. Le jeune homme presque nu, assis sur un siége d'une forme remarquable et tenant un sceptre, paraît être le directeur de la cérémonie. La femme appuyée sur un pilastre, et qui converse avec lui, peut être une des géraires ou la reine du sacrifice.

Hauteur, 6 p°. 6 lig.—Largeur, 1 P. 4 p°. 3 lig.

PLANCHE XXI.

(XXII et XXIII de l'Édition royale.)

Ces deux tableaux sont encore relatifs aux mystères de Bacchus. Dans le premier, le jeune homme presque nu, assis et portant un thyrse, est le Dieu lui-même. Il paraît recevoir les offrandes que deux Prêtresses ou Bacchantes couronnées lui présentent; le geste de la main, déployant trois doigts, est marqué par les anciens, comme l'un de ceux dont on accompagnait la parole. Le jeune homme debout, vêtu d'une simple chlamyde, porte une bandelette et un thyrse; c'est peut-être Ampelus, jeune favori du Dieu des vendanges. La femme élégamment drapée et couronnée, est peut-être une Hiérophantesse ou l'une des nourrices du dieu Thébain.