PLANCHE XLVII.

(XXIII, t. III de l'Édition royale.)

Le costume de cette figure qui se montre demi-nue, ses cheveux ceints d'une couronne de lierre, et dont une partie retombe sur ses épaules, la lyre dont elle touche les cordes, pourraient faire reconnaître dans ce personnage, une de ces joueuses de cithare dissolues, qui étaient admises dans les festins. Sa pose droite et resserrée, l'ornement qu'elle porte sur la tête, ne démontrent, à parler raisonnablement, qu'une figure de décoration, une cariatide peinte à caprice. Cette observation semble ôter toute probabilité à l'opinion de ceux qui ont voulu reconnaître, dans cette Citharistria, une Sapho, ou une des Muses.

Hauteur, 1 P. 10 p°. 5 lig.—Larg. 1 P. 4 p°. 2 lig.

PLANCHE XLVIII.

(XXIV, t. III de l'Édition royale.)

Ces deux figures semblent avoir quelque rapport entr'elles; toutes deux sont peintes sur un fond blanc. La première représente un jeune Homme n'ayant pour vêtemens qu'une tunique ronde, agraffée sur l'épaule droite, nommée par Apulée (Met. X) Ephebica; ses cheveux sont noués par derrière avec un ruban, et il tient un vase d'or de ses deux mains. L'autre jeune Homme, ayant un habillement semblable, porte d'une main une couronne d'or radiée; de l'autre un éventail formé de plumes, dont la baguette et les cercles qui la fixent sont couleur d'or: ces deux figures paraissent en mouvement, et rappellent les beaux enfans qui servaient dans les festins. L'éventail de plumes est décrit par plusieurs poètes: les plus riches étaient formés de plumes de paon (Prop. II, El. XVIII, 59.—Claud. in Eutr. I, 109); les mignons s'en servaient pour rafraîchir l'air autour de leurs maîtres. La couronne radiée était en usage dans les noces.

CHAQUE SUJET.—Hauteur, 1 P. 5 lig.—Largeur, 8 p°. 3 lig.