PLANCHE XLIV.
(XXIV, t. VII de l'Edition royale.)
Après avoir présenté Hercule chez les poètes scéniques sous un caractère peu honorable, nous le voyons reparaître dans ce tableau comme l'un des bienfaiteurs de l'humanité, et méritant cette gloire immortelle qui a suivi son nom. Le Héros avec la peau de lion, armé de son arc et de ses flèches, déploie sa force dans une belle attitude, et fait tomber sous ses coups les oiseaux Stymphalides. Ces oiseaux de proie qui prirent le nom des marais qu'ils infestaient, étaient, suivant Pausanias (VIII, 22) de la grandeur des grues, mais semblables aux ibis, ayant cependant le bec allongé et plus fort. C'est ainsi qu'ils sont représentés dans cette peinture et dans d'autres monumens; ils ressemblent encore par leur blancheur aux ibis qui ont les plumes blanches, excepté à l'extrémité des aîles et de la queue. D'autres Mythologistes en ont fait des autruches. La fable ajoutait que ces oiseaux redoutables avaient des plumes d'acier qu'ils décochaient comme des flèches. Le Dieu du fleuve, Stymphalus, couché sur le devant du tableau, sert encore à préciser le sujet.
Hauteur, 3 P. 6 p°.—Largeur, 7 P. 4 p°.
PLANCHE XLV.
(XXV, t. VII de l'Edition royale.)
Bacchus, assis sur un rocher, présente un vase à une panthère. L'animal familier a la peau blanche et semée de taches verdâtres; les pattes dressées sur les genoux du Dieu, il lèche le vase dont il ne peut atteindre la liqueur. Bacchus sourit en le regardant; le Dieu, les cheveux épars, tenant un long thyrse orné de feuillages et d'un ruban, est à demi-nu, comme on le voit le plus souvent; la draperie suspendue à son bras, est violette, et celle qui est rassemblée sur ses genoux, est rouge. Cette composition est pleine d'agrément.
Hauteur, 1 P. 7 p°. 8 lig.—Largeur, 1 P. 3 p°. 6 lig.