CHAPITRE XLIII
LE MOT

Quand G.-D. Gédéon, après une absence forcée de deux jours, revint à sa répétition, il entendit, à l’avant-dernière scène du un, un mot de sortie qu’il n’avait pas écrit…

— Qu’est-ce que c’est que ça ?

— C’est le patron qui m’a dit de le dire.

— Non, non, je préfère…

— Je ne le dirai pas, puisque vous ne le voulez pas. Mais nous avons tous ri l’autre jour, quand le patron a trouvé ça. C’est bidonnant…

— C’est bidonnant, dit G.-D. Gédéon. Mais je préfère que vous ne le disiez pas…

… Le patron qui déjeunait en ville arrive un peu en retard.

— Vous allez me reprendre ce un.

Il écoute le un d’un air distrait. Il digère encore… Il a fait reprendre l’acte par acquit de conscience. On arrive à l’avant-dernière scène. G.-D. Gédéon pense au mot de sortie qu’il a fait supprimer… C’est un petit conflit en perspective… Non, car le directeur n’écoute pas… Mais, comme Gadriel, l’acteur, arrive à la fin de sa scène, et sort, le patron sursaute tout à coup sur sa chaise…