— Ou alors, comme je ne veux pas qu’ils vous fassent des ennuis, vous allez partir avec moi !
— Oh ! fit-elle…
Elle ajouta à voix basse :
— C’est quéque chose… c’est quéque chose…
— Faut se décider, dit M. Planchet.
— Qu’est-ce que va dire le père de ne plus me voir ici !
— Et si les gendarmes vous emmènent ? D’abord, ils ne vous emmèneront pas. C’est moi qu’ils emmèneront, car, si vous ne voulez pas me suivre, je resterai là à vous attendre.
— Alors faut s’en aller, dit-elle.
Elle monta dans sa chambre, ouvrit des tiroirs, fit un paquet. Même à la campagne, une jeune fille bien innocente ne s’en va pas de chez elle sans emporter quelques petites choses avec soi.
Une fois descendue, un cabas à la main :