— La foi vous manque, dit M. Bouzin.

— Oui, dit M. Cru. Je me dis trop que, la petite et moi, on n’est pas très bien assortis. Ça me gêne. Quand je sors avec elle, je n’ai pas la satisfaction esthétique de former un groupe harmonieux.

— Ah ! si l’on pouvait rajeunir ! dit Jacques. Voyez-vous qu’un magicien surgisse, et qu’il exauce un vœu à notre choix ? Mon souhait à moi serait d’apparaître aux yeux de Mado avec l’âge d’un garçon de trente ans…

— Moi, dit Philippe songeur, je souhaite autre chose. Je voudrais croire moi-même que j’ai trente ans…

— Vous avez peut-être raison, dit, après réflexion, M. Bouzin.

Il y avait devant eux, dans une glace vraiment mal placée, deux messieurs qui leur ressemblaient d’une façon frappante, en plus vieux. Ils allèrent s’asseoir ailleurs.

L’entente cordiale

SCÈNE PREMIÈRE
L’AUTEUR, LE DIRECTEUR
(Dans le cabinet du directeur)

L’Auteur. — Vous savez, je suis empoisonné depuis la répétition d’hier. Je trouve qu’Omer n’y est pas du tout.