CHAPITRE III
La marquise.
Le lendemain, Julien était prêt à onze heures du matin. Il avait chez lui tout ce qu'il fallait pour s'habiller convenablement. Justement on venait de lui apporter une jaquette neuve.
—Quelle cravate? avait demandé Mme Duble.
—N'importe laquelle.
Mais il repoussa celle que Mme Duble lui tendit, et, pendant un bon quart d'heure, réfléchit, hésita devant le tiroir aux cravates. Finalement, il se décida pour un vert sombre...
Mme Duble l'habilla comme on arme une jeune fille pour le bal.
Il se trouva un peu bête d'être tout prêt une bonne heure avant le moment de s'en aller. Il n'avait aucune course à faire. Il ne voulait pas se promener, car le sol de la rue était gras.
Il marchait donc à petits pas, dans sa chambre, un peu gêné, contre son habitude, dans ses vêtements.
Ne sachant que faire, il s'assit devant son bureau; ce qui fit croître en lui son impression de désœuvrement. Il jeta un coup d'œil sur un tas de papiers d'affaires, mais c'était un dossier poudreux et salissant...