— Et c’est moi, dit Georges, qui aurai le plaisir de vous donner l’hospitalité.
Une petite voiture-transport, qui venait en sens inverse, s’était arrêtée curieusement en face d’eux.
— Vous n’avez besoin de rien ? dit un jeune chauffeur, de seize ans à peine.
— Eh bien, dit le chauffeur de Mme Olmey, il nous faudra une remorque. Vous pourriez peut-être nous en faire venir une de Moret, si vous vous en allez par là-bas ?
— Le meilleur, dit Georges, ce serait que j’aille téléphoner à Moret. Ce petit jeune homme a peut-être une place dans sa voiture ?
— Je peux emmener cinq personnes, dit avec une fierté légitime le conducteur de seize ans.
— Eh bien, nous allons tous aller avec vous, dit Béatrice à Georges. Comme ça nous saurons à quoi nous en tenir et si vous avez pu joindre votre chauffeur.
— C’est parfait, dit Georges. Et quand nous aurons trouvé une remorque, nous reviendrons tous ici pour rejoindre votre chauffeur à vous. La voiture de remorque nous emmènera.
C’est une impression assez désagréable de retourner sur ses pas au cours d’un voyage en auto. On a l’impression de faire du mauvais ouvrage, à la façon de la reine Pénélope.
Tout le monde n’aurait pas été trop mal installé dans l’auto de livraison si le jeune conducteur, pour montrer qu’il était capable d’aller vite, n’avait mené sa voiture à un train de record.