Béatrice et Laurence avaient deux chambres attenantes. C’est Mme Olmey qui en avait exprimé le désir. Georges logeait à l’étage plus haut.
Elles étaient entrées dans une des chambres avec l’employé de la réception. Georges était resté dans le couloir.
— Venez un peu voir comment nous sommes installées, au lieu de faire l’homme discret ; ce serait tout de même plus gentil de montrer quelque sollicitude pour vos compagnes de voyage.
Georges entra dans la chambre, après avoir dit à l’employé de ne pas l’attendre, qu’il avait le numéro de son appartement et le trouverait bien tout seul. Il recommanda de lui faire monter sa mallette vert-olive.
Béatrice s’était laissée tomber sur un fauteuil, elle paraissait un peu accablée.
— Je ne crois pas que je descendrai dîner avec vous.
— Eh bien, dit Georges, on pourrait monter à dîner ici.
Pour la première fois, le personnage un peu passif du trio fit acte de présence. Laurence déclara que c’était toujours amusant de dîner au restaurant.
— J’aime bien voir les têtes des gens. Est-ce que ce n’est pas pour ça que l’on voyage ?
— Alors, dit Béatrice, vous allez descendre tous les deux.