Georges regarda du côté de l’ascenseur. Mme Olmey n’était pas en vue…

Il hocha la tête, en montrant à Laurence un regard intrigué.

— Enfin qu’est-ce que cela veut dire ? demanda-t-il à Mme Murier qui, animée d’une curiosité égale, s’était assise auprès de lui.

… J’ai l’impression que vous êtes comme moi et que vous ne savez rien.

— Absolument rien, dit Laurence en riant. Hier soir, entre dix et onze, Béatrice est arrivée chez moi ; elle sait que je ne me couche pas avant minuit. J’étais en robe de chambre. Mon mari, lui, dormait déjà. Elle m’a demandé comme un service essentiel de partir subitement avec elle. Elle était très agitée. Elle est restée un quart d’heure auprès de moi sans rien dire, mais, visiblement, elle se parlait à elle-même. Tout à coup elle s’est écriée :

— Nous emmènerons Georges Gassy.

Elle a ajouté :

— Vous allez prévenir votre mari. S’il vous demande pourquoi je vous emmène, répondez que vous n’en savez rien et je vous prie, pour le moment, de ne me poser aucune question.

… Je vous dirai, continua Laurence, que ça se trouve assez bien, parce que mon mari, qui a la commande d’un buste en Bretagne, devait précisément partir le lendemain matin de très bonne heure et rester absent une huitaine de jours.

— Et vous ne savez pas du tout, demanda Georges, vers quel pays nous nous dirigeons ?