Cette fois, il semblait bien que l’intention de poursuite n’était plus niable.
Quels étaient ces individus et que leur voulaient-ils ?
A Sargans, se trouve une bifurcation. La route de gauche s’en va sur Busch et la frontière. La route de droite conduit à Ragatz, qui se trouve à sept ou huit kilomètres de là.
Évidemment les poursuivants s’étaient gardés de prendre un parti avant de savoir ce qu’allait décider Georges. Ils avaient eu soif tout à coup et s’étaient arrêtés dans un débit. Il était hors de doute qu’ils attendaient d’être fixés sur les intentions de la vingt-quatre chevaux.
Mais Georges avait arrêté sa décision.
Avant de remonter en voiture :
— Nous n’arriverons pas à Innsbruck, dit-il à ces dames. Nous serions obligés de voyager avec les phares. Or sur notre route se trouve le col de l’Arlberg. On m’a dit qu’il était assez dur. Mon avis est de s’arrêter à Ragatz où il y a de très bons hôtels. Le temps perdu, nous le rattraperons demain matin. On en sera quitte pour se lever de bonne heure.
— C’est un peu ennuyeux, dit Béatrice. Vous êtes sûr que ça ne nous retardera pas pour arriver à Salzburg ?
— Mais non. Vous sentez-vous de force à partir demain à huit heures exactement ?
Les dames répondent toujours avec élan à une question pareille.