Le lendemain matin, quand il faut être prêt à l’heure, il y a quelquefois des défections.

— Eh bien, dit Georges, nous serons certainement à Salzburg avant la nuit, si nous partons demain à huit heures tapant.

Il prenait pour argent comptant leur déclaration, d’autant plus facilement qu’il n’avait pas l’intention de s’arrêter à Ragatz.

Il voulait dépister, une fois pour toutes, les gens du phaéton.

Sur son ordre, une fois arrivé dans la ville d’eaux, Adrien arrêta la voiture devant l’hôtel le plus recommandé.

Le phaéton, toujours en expectative, avait fait halte devant un marchand de tabac. En somme, il est tout naturel qu’on s’approvisionne de cigarettes…

Georges descendit de sa voiture et pria ces dames de ne pas bouger en l’attendant.

Il se rendit à la réception de l’hôtel et retint des chambres. Il y en avait encore deux au premier et deux autres moins bonnes.

Par un souci d’économie qui aurait bien étonné les gens de sa connaissance, il choisit les deux meilleur marché.

Il fit le prix pour un nombre rond de francs suisses. Puis il sortit de sa poche, en monnaie du pays, une somme qui se trouva être un peu supérieure au prix des chambres.