— Non, il n’a fait que passer. Il est parti sur Salzburg. Je vous dirai que je le connais parce qu’il est venu deux ou trois fois à l’hôtel. Il s’est arrêté pour téléphoner à un hôtel de Salzburg où il avait retenu des chambres. Il leur a dit de disposer de son appartement, car il ne ferait que passer là-bas pour prendre son courrier.

— Envoyez-moi d’urgence un de vos chasseurs au garage. Et dites à mon chauffeur que nous partons immédiatement.

Il avait jeté ces deux derniers mots tout en se dirigeant du côté de Béatrice.

— Quelle malchance ! lui dit-il. Le monsieur que vous cherchez est passé il y a quelques instants à Innsbruck et à cet hôtel même. Il est en route pour Salzburg. Mais ses projets sont changés. Il n’y restera pas.

Béatrice s’était levée.

— Nous partons tout de suite.

— J’ai envoyé chercher Adrien. Sa voiture est montée en pneus neufs. Votre ami a une forte huit cylindres américaine. Ils doivent avoir une demi-heure d’avance. Je crois qu’il y aura du sport.

Tout arrive, y compris Adrien… Sans doute n’a-t-il pas trouvé au garage de chauffeur français sur qui déverser son éloquence.

On s’embarque en toute hâte. Direction de Salzburg, rapidement…

— A gauche, fit Georges, qui s’est renseigné, puis à droite en traversant la rivière, à droite encore et l’on file devant soi.