Libérés de toutes ces douanes, ils retrouvèrent la route en réparation, puis la dérivation où, sur un sol cahoteux, les voitures s’avançaient avec circonspection, car les pneus y trouvaient des embûches meurtrières.
Enfin, on s’enfonça sous le tunnel que surmonte la forteresse de Salzburg. De là, on descend vers un pont où de grands agents de police déploient des gestes impératifs ou tutélaires.
La voiture maintenant suivait la rive jusqu’aux environs de la gare où se trouve l’hôtel. En la forte poitrine de Georges palpitait un cœur d’enfant. Quand l’auto s’arrêta et qu’il fallut descendre, ses jambes, sans direction, cafouillaient. Elles se disputaient pour atteindre le marchepied.
— Mme Olmey est toujours dans le bureau de la direction ?
Mais le portier répondait à de nouveaux arrivants qui demandaient des chambres.
D’un geste déférent de son crayon, il faisait signe à Georges d’attendre son tour.
Attendre son tour ?
Georges s’adressait déjà à un autre employé qui le regardait un peu ahuri. Alors, sans attendre de réponse, le jeune homme entraîna le banquier vers le bureau en question.
Un surveillant se tenait toujours devant la porte, ce qui rassura Georges en lui indiquant que Béatrice n’avait pas déménagé.
Cet agent fit mine de leur demander pourquoi ils voulaient entrer.