— Bon ! fit Béatrice.
Ce ne fut qu’après un instant, car elle avait peur de sa réponse, qu’elle osa lui demander :
— Qu’est-ce que vous croyez ?
— Je crois que nous avons une bielle de fondue.
Elle ne savait pas au juste en quoi ça consistait, mais le ton du chauffeur lui faisait penser que c’était grave. Elle s’était levée un peu de sa place et retomba assise. Elle haletait.
— On ne peut… on ne peut pas continuer ?
Il fit non de la tête très lentement, sans regarder sa maîtresse.
— On sera forcé de ramener la voiture à Paris ; pourra-t-elle même rentrer toute seule ?
Béatrice semblait désespérée. C’est alors que Georges intervint.
— Il n’y a qu’un parti à prendre, dit-il. Nous allons bien trouver par ici un poste téléphonique. Je téléphonerai à mon garage. Mon chauffeur prendra ma voiture et nous continuerons avec elle.