Pendant le déjeuner, elle eut l’impression qu’il n’avait pas la conscience tranquille, et se dit qu’il devait lui cacher quelque chose.
— Vous n’avez rien eu de votre cousin Lambert ?
— Ah si ! dit-il d’un air détaché, j’ai une lettre de ce matin.
Il prit le papier dans sa poche et le lui tendit.
Elle lut la lettre et fit simplement :
— Ah ! ah !
Il dit alors, de son ton le plus calme et le plus indifférent :
— Ça devait arriver un jour ou l’autre… Je vais réfléchir à la lettre un peu plus détaillée que j’enverrai à mes parents pour calmer leurs inquiétudes.
Puis ils parlèrent d’autre chose.
Après le déjeuner, ils avaient l’habitude d’aller prendre le café dans le boudoir de Fabienne. C’était un petit instant de tranquillité tendre avant de partir au bureau.