— Non, pas pour le personnel…

Ils se turent l’un et l’autre. Ils n’en pensaient pas moins. Toute la maison avait remarqué avec quelle rigueur Maurice Langrevin traitait son fils Marcel, un garçon de vingt-deux ans, qui, évidemment, ne menait pas une existence de sédentaire.

— Y a pas à dire, il faut que M. Marcel marche droit, dit le garçon de bureau, répondant à une réflexion que le concierge n’avait pas formulée.

— Pour marcher droit, je ne peux pas dire que je l’ai vu marcher de travers, même quand il rentre à sept heures du matin.

— Il n’est pas encore là, aujourd’hui ?

— Non, dit le concierge, mais c’est son heure. Voilà trois jours qu’il est très régulier. Jamais plus tard que sept heures et demie.

— Encore heureux, dit le garçon, qu’ils habitent dans leur maison de commerce. Sans ça, je me demande comment qu’il serait à l’heure au bureau.

— Moi, je crois qu’il préférerait habiter ailleurs qu’avec son papa. Le patron se lève vers les huit heures. Des fois que M. Marcel serait pas rentré, ça ferait une affaire.

— C’est arrivé le mois dernier, dit le garçon de bureau. Tu parles que ça a bardé… Le patron est dur.

— Et comme n’y a plus là la pauvre maman pour tempérer l’orage !