Émile s’est retiré. Il comprend que ces messieurs ont à se dire des choses auxquelles il s’intéresserait peut-être, mais qu’on ne dira certainement pas devant lui.
— Cécile ne tardera pas à rentrer. Elle a pris la voiture pour aller…
— Oui… voir son frère. Elle est allée le consulter au sujet de l’objet qui nous occupe ?
— Mais non. Il n’a pas à être consulté là-dessus.
— Je me disais aussi…
— Il s’est retranché lui-même de la famille. Il n’a pas à prendre part à nos délibérations. Non, si ma femme est allée chez lui, c’est pour lui demander de venir voir son père, de temps en temps. Car leur brouille, trop apparente, donnerait naissance à des commentaires qu’il vaut mieux ne pas susciter.
Cécile entre sur ces mots. Elle rend compte de sa mission.
— Enfin, dit M. Tury-Bargès, occupons-nous de ce qui nous amène ici. C’est plus important et plus urgent que tout. Nous sommes ici pour confirmer en présence de mon beau-père la décision que nous avons prise, et que nous n’avons pu prendre — je veux le dire bien haut — que grâce à la bonne volonté d’Henri. Je tiens à l’en remercier.
— Pour moi, dit Girbel, je rendrai hommage à votre lucidité, qui nous a permis d’aller très vite, et sans hésitation, vers le parti le meilleur.
— Florentin, dit Cécile, a été admirable.