Évidemment, on ne doit pas être trop difficile sur ses manifestations de gratitude. On sait que sa situation n’est pas gaie. Il ne faut pas être exigeant pour le moment. Plus tard, il se rendra compte.

— On est en train, dit Girbel, de taper les traités. On vous les apportera tout à l’heure pour que vous ayez l’obligeance de les signer.

Langrevin incline la tête. Girbel et M. Tury-Bargès lui serrent la main. Cécile l’embrasse. Le tribunal se retire.

Les deux vieillards, Langrevin et son caissier, sont seuls maintenant dans le prétoire.

— Vous avez compris, Nodel ?

— Oui, murmure celui-ci.

— Somme toute, ils me tirent d’affaire…

— C’est entendu, monsieur. Mais vous n’étiez tout de même point dans un si mauvais pas. C’était dur. Mais on en serait sorti.

— Peut-être. Mais il aurait fallu lutter… Et, avec la situation de mon gendre, ce n’était pas possible… On aurait su que nous avions des difficultés. Et ça ne doit pas se savoir… C’est pour cela que j’ai été forcé d’accepter leurs propositions… De cette façon, l’affaire ne s’ébruitera pas…

— Au fond, monsieur, c’est peut-être mieux. Vous allez être débarrassé de vos soucis. Vous serez tranquille…