Belle tranquillité ! M. Langrevin hoche la tête…
— Oui, je serai tranquille. J’aurai mon pain assuré. Je serai comme un vieux dans un asile… Ils me feront ma rente jusqu’à la fin de mes jours… Je ne crois pas, Nodel, que je leur coûterai bien cher.
— Qu’est-ce que vous dites là, patron ?
— Oh ! je n’ai pas l’intention de me supprimer complètement. Je ferai mon possible pour vivre… Mais, vous savez, Nodel, je n’y tiens pas.
Ce brave Nodel ne sait plus que dire. Le silence retombe sur eux.
— Ces jeunes gens ne sont pas méchants. Ils font ce qu’ils peuvent pour me ménager.
Mais, tous ces ménagements, ça me rend la chose encore plus pénible… C’est que j’en ai eu, tous ces temps-ci, j’en ai eu ! Il s’est passé des choses, voyez-vous… qui m’ont brisé. Vous savez que je dois trente mille francs à Pecq-Vizard, le banquier. C’est un ami, un camarade d’enfance…
— Je sais, monsieur, qu’il vous a prêté cette somme. Vous m’avez demandé de ne pas la faire figurer sur le bilan que j’ai remis à M. Girbel.
— J’aimais mieux pas… Il aurait fallu donner des explications sur cette dette…
Il baisse la voix.