Il l’entraîna doucement dans le cabinet de toilette et l’assit sur ses genoux.
— Tu m’aimes ?
— Je t’aime, dit-elle.
— Je suis sorti trois quarts d’heure, dit-il. Et j’ai trouvé le temps terriblement long après toi. Nous ne nous quitterons plus jamais.
— Jamais, jamais, dit Berthe…
— Je resterai toujours, toujours avec toi ?
— Tu resteras, toujours, toujours avec moi… Laissez-moi m’habiller, fit-elle. Il ne faut pas arriver trop tard chez maman.
Quand ils arrivèrent chez, Mme Voraud il semblait qu’ils revenaient d’un long voyage. Berthe dit à la femme de chambre : Bonjour, Louise. Et la femme de chambre répondit : Bonjour, mademoiselle. Cette méprise fit beaucoup rire la nouvelle mariée. Elle la raconta à Daniel, qui n’eut pas de peine à en rire beaucoup, lui aussi.
Daniel se sentait plus heureux. Il regardait Berthe et pensait qu’il était chez les Voraud et qu’elle était sa femme. Ils allèrent dans la chambre de Berthe. Ils aperçurent son lit de jeune fille, et firent une folie que Daniel jugea exceptionnellement perverse et qui eut pour résultat de lui faire perdre encore une fois sa bonne humeur.
Après le dîner, on parla à nouveau des deux places libres dans la baignoire et M. Voraud se laissa tenter.