— Opossum! s'écrie-t-il enfin avec un accent guttural.
A cette exclamation, les deux autres s'approchent, examinent l'écorce à leur tour, et, sur le même ton, répètent le cri de leur camarade, puis l'un des deux se sauve à toute jambe dans la direction de sa tribu.
Le vieux Dick descend de cheval, et lui aussi, va examiner le tronc.
— Qui te prouve qu'il est là? demande-t-il à l'indigène.
Sans répondre, celui-ci lui montre quelques grains de sable laissés dans l'empreinte des griffes.
— Mais où est-il? interrogeai-je à mon tour.
— Dans le tronc, répondit Robert.
— Et par où est-il entré?
L'Australien auquel Dick traduit cette question, nous montre du doigt un gros trou rond de la largeur d'une assiette, situé à quarante pieds du sol.
Cependant, le second indigène n'est pas resté inactif; il a coupé de jeunes branches d'arbre, les a nouées, tressées et en a fait une sorte de liane qu'il passe autour du tronc, puis, saisissant sa hache, il entaille l'écorce, à un mètre du sol. En quatre coups, il façonne une marche grossière, juste la place d'y poser l'orteil, l'escalade et s'y maintient au moyen de la liane, à laquelle il fait suivre le même mouvement ascensionnel, et fait une seconde entaille à un mètre au-dessus de la première prend alors sa hache de la main gauche, se maintient avec la main droite et fabrique une troisième marche; et, ainsi de suite, en changeant de pied et de main, tantôt pour façonner son échelle que pour grimper au-dessus.