[7] Le plus jeune des fils de Mme de Rambouillet, né en 1624, et qui prit le titre de son père, celui de «vidame du Mans», fut atteint de la peste, à l'âge de sept ans. Cette épouvantable épidémie faisait fuir souvent parents et amis loin de ceux qui en étaient atteints. Julie d'Angennes ne quitta pas le chevet de son jeune frère, et elle l'assista jusqu'à son dernier soupir, ainsi que Mme Paulet.

[8] Charles de Sainte-Maure n'éleva ses prétentions à la main de Julie qu'après la mort de son frère aîné, qui aspirait lui-même à ce mariage. Il n'avait alors que vingt-cinq ans et ne comptait pas à son actif les charges honorables qui firent de lui, plus tard, un des plus beaux partis que pût rêver la fille d'une illustre maison. Tallemant, du reste, rapporte, dans ses Historiettes, que: M. de Salles (depuis M. de Montausier) ne se déclara point qu'il ne fût maréchal de camp et gouverneur de l'Alsace.

[9] Voyez la Vie de Montausier, par le Père Nicolas Petit, jésuite, citée plus loin, et l'Éloge de Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, par Garat, 1781.

[10] Cette correspondance fut si suivie qu'il en était résulté, au dire de Chapelain (lettres d'avril 1638), plus de lettres en prose et en vers qu'il n'en faudrait pour faire une Arcadie de Sannazar.

[11] Voyez 1° La Ghirlanda della Contessa Angela Bianca Beccaria, contesta di Madrigali de diversi autori dichiarati da Stefano Guazzo. Genova, pel Bartoli, 1595, in-4°;

—2° Ghirlanda di frondi, fiori e frutti, ed altre rime del signor Alcide infiammati per l'illustrissima Signora Zenobia Reina Beccaria Parona, gentildonna di Pavia. In Pavia, per gli credi di Girolamo Bartoli. 1596, in-12.

(Quadrio, Storia e ragione d'ogni poesia, en 47 vol., t. Ier, p. 263.)

Il existe également des livres de poésie française sous le titre de Couronne de fleurs, etc. Voy. au Catalogue imprimé des belles lettres de la Bibliothèque du Roy, p. 511, col. 1, lettre Y, no 4898.

[12] Cette Notice est insérée dans le Catalogue des livres rares et précieux de feu M. le duc de La Vallière, rédigé par Guillaume de Bure fils aîné (première partie, t. III, p. 57 du supplément de ce Catalogue, à Paris, chez Guillaume de Bure, 1783). Toutes les éditions de la Guirlande de Julie sont précédées de cette Notice.

[13] Nous avons groupé autour de cette Notice, sous la forme succincte d'annotations, toutes nos études sur la Guirlande et l'histoire de ses manuscrits; nous croyons apporter une certaine lumière sur plusieurs points assez obscurs jusqu'ici, et rendre par là même cette nouvelle édition aussi achevée que possible et plus complète qu'aucune autre.