La fée ayant disparu, cet homme et cette femme furent très-embarrassés.

--Pour moi, dit la femme, si je suis la maîtresse, je sais bien ce que je souhaiterai. Je ne souhaite pas encore; mais il me semble qu'il n'y a rien de si bon que d'être belle, riche et de qualité.

--Mais, répondit le mari, avec ces choses on peut être malade, chagrin; on peut mourir jeune: il serait plus sage de souhaiter de la santé, de la joie et une longue vie.

--Et à quoi servirait une longue vie, si l'on était pauvre? dit la femme; cela ne servirait qu'à être malheureux plus longtemps. En vérité, la fée aurait dû nous promettre de nous accorder une douzaine de dons; car il y a au moins une douzaine de choses dont j'aurais besoin.

--Cela est vrai, dit le mari; mais prenons du temps. Examinons d'ici à demain matin les trois choses qui nous sont le plus nécessaires, et nous les demanderons ensuite.

--J'y veux penser toute la nuit, dit la femme. En attendant, chauffons-nous; car il fait froid.

En même temps, la femme prit les pincettes et raccommoda le feu; et comme elle vit qu'il y avait beaucoup de charbons bien allumés, elle dit sans y penser:

--Voilà un bon feu; je voudrais avoir une aune de boudin pour notre souper, nous pourrions le faire cuire bien aisément.

[Note:
The last page of LES TROIS SOUHAITS and the first page of BELLOTTE ET LAIDERONNETTE are missing.
La dernière page de LES TROIS SOUHAITS et la première page de BELLOTTE ET LAIDERONNETTE manquent.]